Olivier FALORNI et William BOURDON lancent l’Appel « Il faut réhabiliter Michel Thierry ATANGANA » à l’Assemblée Nationale

Le 21 octobre 2015, le Député Olivier Falorni, le Président de l’Union Internationale des Avocats Miguel Loinaz, et l’avocat William Bourdon ont lancé l’Appel « Il faut réhabiliter Michel Thierry Atangana », signé par de nombreuses personnalités, à l’Assemblée Nationale. 

Précédé par des interviews inédites diffusés par Le Monde et Jeune Afrique, le lancement de l’Appel « Il faut réhabiliter Michel Thierry Atangana » a réuni plus d’une cinquantaine de personnes, dont de nombreuses personnalités, autour de Michel Thierry Atangana. 

Michel Taube, Fondateur d’Opinion Internationale, a introduit les débats en soulignant que : « C’est parce que nous avons besoin du soutien de tous les citoyens Français que nous vous invitons à signer l’appel ». 

Le Député Olivier Falorni (PS) a rappelé que : « La force de la République c’est avant tout de savoir réhabiliter ses citoyens accusés à tort, à l’image de l’affaire Dreyfus qui a marqué notre histoire. Aujourd’hui nous demandons la réhabilitation de Michel Thierry Atangana et nous ne lâcherons pas! »

Lancement de l'appel

William Bourdon, Michel Thierry Atangana et Olivier Falorni

Miguel Loinaz, Président de l’Union Internationale des Avocats(UIA), a souligné que toute la profession, puisque l’UIA représente plus de 5 millions d’avocats, soutenait Michel Thierry Atangana dans son combat, « car le combat de Michel c’est avant tout la défense des droits de l’Homme ».

Miguel Loinaz a également annoncé que l’Union Internationale de Avocats remettra un prix à Michel Thierry Atangana et au Conseil des Droits de l’Homme, qui a ordonné et obtenu sa libération, lors de son Congrès qui se tiendra le 30 octobre 2015 à Valence. 

« Le combat de Michel dépasse sa personne, c’est celui de la réhabilitation », a rappelé l’avocat de Michel Thierry Atangana, William Bourdon. 

Cellule Atangana

Michel Thierry Atangana dans sa cellule de 7m2 sans ouverture sur l’extérieur, où il ne pouvait pas étendre les deux bras.

En conclusion, Michel Thierry Atangana a rappelé aux journalistes présents qu’il ne « réclame aucune pitié, mais le respect du droit et l’application de la justice ». 

                  

Michel Thierry Atangana demande simplement l’application de l’avis du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de l’ONU qui, en novembre 2013, a exigé trois points de la part du gouvernement camerounais :

 

 

– La libération du Français Michel Thierry Atangana, détenu arbitrairement depuis 16 ans, libération effective par décret pris par le Président Paul Biya le 24 février 2014

 Des sanctions prises contre les responsables de sa détention arbitraire

– Une indemnisation et la restitution complète de ses biens, dont il a été intégralement dépouillé lors de son arrestation. 

Depuis son retour en France, Michel Thierry Atangana n’a toujours pas été réhabilité. Il est toujours coupable aux yeux de la justice camerounaise. Aucune sanction n’a été prise contre ses bourreaux. Ses biens restent confisqués. Et ses avoirs sont gelés. Il ne peut toujours pas mener une vie normale. 

 

L’Appel « Il faut réhabiliter Michel Atangana » a d’ores et déjà été signé par :
 

– Pierre AIDENBAUM, Maire du 3ème arrondissement de Paris
– Pouria AMIRSHAHI, Député des Français établis à l’étranger, 9eme circonscription
– Georges Henri BEAUTHIER, Avocat au barreau de Bruxelles
– Mourad BENCHELLALI, ancien détenu de Guantanamo, formateur dans l’insertion professionnelle et chargé de mission à la prévention de la radicalisation 
– Pervenche BERES, Députée européenne, Présidente de la Délégation socialiste française au PE
– Hervé CHABALIER, journaliste, fondateur de l’agence CAPA
– Alain CHATEAU, curé de Saint Pol de Léon
– Emmanuelle COSSE, Secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts (EELV)
– Chantal CUTAJAR, Maître de Conférences à l’Université de Strasbourg, Directrice du GRASCO 
– Emmanuel DECHARTRE, directeur du Théâtre 14 à Paris et comédien
– Olivier FALORNI, Député de la Charente-Maritime, Parti Socialiste
– Jean-Marie FARDEAU
– Jean Luc FICHET,
 Président de la communauté de communes de Morlaix

– Cynthia FLEURY PERKINS, philosophe
– Jean-Pierre GETTI, magistrat honoraire, ancien Président de la Cour d’assises de Paris
– François GEZE, Directeur de collection à La Découverte
– Florence HARTMANN, écrivain, journaliste, ancienne porte-parole et conseillère du procureur des Tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda
– Paul-Albert IWEINS, ancien Bâtonnier de Paris
– Mathieu KASSOVITZ, réalisateur
– Etienne  LESAGE, membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Paris
– Daniel LEBEGUE, Président de Transparency International France
– Miguel LOINAZ, Président de l’Union Internationale des Avocats
– Géraud de La PRADELLE, Agrégé de droit privé
– Jean-Louis SEVRAN-SCHREIBER, journaliste, directeur de CLES magazine
– Houria SI ALI, membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Paris
– Pierre-Olivier SUR, Bâtonnier de Paris
– Michel TAUBE, Fondateur d’Opinion Internationale
– Alain TOURRET, Député de la Basse-Normandie, Parti Radical de Gauche
– Ari VATANEN, ancien champion du monde des rallyes, ancien député européen
– Manuel Miguel VERGARA CESPEDES, Directeur du Département légal de la FIBGAR