Le Messager – Droits de l’homme Michel-Thierry Atangana à Washington

Atangana Le MessagerLe désormais militant des droits humains a repris le bâton de pèlerin lundi 4 mai 2015 aux Etats-Unis d’Amérique où il a fait un témoignage poignant sur sa détention arbitraire au Cameroun durant 17 ans.

Après Paris, notamment au barreau de la capitale française, le 15 avril 2015, le cas de Michel-Thierry Atangana, ex-pensionnaire du secrétariat d’Etat à la Défense (Sed) s’est invité dans les échanges à Washington lundi 4 mai 2015. «Mécanisme et impact des avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations-Unies : présentation du cas de Michel-Thierry Atangana». Telle aura été la thématique au cœur des débats et témoignages que l’Hexagone a abrités. Dans un témoignage poignant, Mta a entretenu l’assistance sur l’injustice dont il a été l’objet durant 17 ans. Souffrant d’isolation et injustement condamné à une réclusion dans une prison d’exception, le Franco-Camerounais s’est engagé derrière une croisade contre les injustices et l’arbitraire depuis sa libération le 24 février 2015.

 

De conférences en conférences, l’homme d’affaire victime d’une Justice aux ordres, a vu ses biens saisis. Ses comptes bloqués et ses affaires périclitées. C’est dans ce droit fil que plusieurs intervenants de haut vol sont montés au créneau à Paris même à Washington, non seulement pour réaffirmer leur détermination à opérer une croisade contre l’arbitraire mais aussi à examiner les modalités de nature à permettre la réhabilitation, la restitution des biens saisis du Franco-Camerounais, injustement écroué au Secrétariat d’Etat à la Défense durant 17 ans. L’appel de Washington ayant sanctionné la fin des travaux ambitionne de sensibiliser sur le respect des décisions de l’Onu et des droits humains. Pour le cas Mta singulièrement, la réparation des préjudices passe d’abord par la restitution. On a en effet privé Mta de l’usufruit au motif fallacieux d’une inopportunité politique. En rappel, Mta avait un salaire mensuel de 5 millions Fcfa (environ 7500 euros) par mois et on l’a empêché de travailler pendant dix-sept ans. Les participants à la table ronde du Centre Robert F. Kennedy ont lancé « l’appel de Washington à l’attention des gouvernements camerounais et français pour qu’ils mettent en œuvre les recommandations des Nations-Unies concernant Michel-Thierry Atangana ».

Proximité
En rappel, Michel-Thierry Atangana est né le 14 juin 1964 à Yaoundé, au Cameroun. Il travaillait en France jusqu’à ce que le gouvernement camerounais, souhaitant d’une part se lancer dans une politique de grands travaux et prenant en compte, d’autre part le haut niveau d’expertise en finances de Mta, fit appel à celui-ci. Mta s’est alors engagé à aider un Cameroun qui lui avait beaucoup donné, et ce, en dépit du fait qu’à ce moment il était de nationalité française. Il a conduit le travail demandé à la tête du comité de pilotage, constitué par le président de la République du Cameroun, qui se nommait Copisur. Pour ce faire Mta a pu réunir des bailleurs autour du projet qui consistait en la construction de mille kilomètres d’autoroutes. Tout se passait très bien jusqu’à ce que la politique se mêle du dossier. La suite, sa proximité avec Titus Edzoa, ministre de la Santé publique démissionnaire et candidat à la présidentielle de 1997, l’envoi derrière les barreaux. Par l’entregent du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations-Unies et de la France, qui ont fait des pressions sur le régime de Yaoundé, il sort des geôles 17 ans plus tard et engage un nouveau combat. Celui contre l’arbitraire.

 

 

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