Jeune Afrique – Cameroun : Michel Thierry Atangana est arrivé à Paris

Atangana Jeune AfriqueTrois jours après sa remise en liberté à la suite d’un décret présidentiel, Michel Thierry Atangana, 49 ans, est arrivé vendredi matin à Paris.

Mis à jour à 10h35

Libéré lundi en fin de soirée, le Français d’origine camerounaise Michel Thierry Atangana, 49 ans, est arrivé vendredi 28 février vers 6h30 à l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle.

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À sa sortie de l’avion, il devait être accueilli par sa famille et ses deux fils, les membres de son comité de soutien et la ministre déléguée aux Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret, puis participer avec ses avocats à un point presse prévu au pavillon de réception de l’aéroport.

« Je suis extrêmement usé. Le choc est un choc que vous ne pouvez pas imaginer. C’était pas 17 ans dans une prison mais dans une cellule en isolement », a-t-il insisté.

En costume bleu nuit et chemise blanche, il s’était tenu en retrait pendant les premiers discours, notamment de Hélène Conway-Mouret, avant de prononcer quelques mots pour exprimer sa gratitude envers l’État français et son émotion de revoir ses enfants.

« Je dois me retrouver intérieurement pour m’exprimer en homme libre », a ajouté cet homme de grande taille, qui a longuement contemplé une banderole le disant enfin libre.

Saluant les efforts du président français François Hollande, qui en mai 2013 avait jugeait « inadmissible » la durée de sa détention », il a ajouté: « Je veux juste dire merci ce matin ».

« Nous sommes très heureux de l’accueillir aujourd’hui », avait salué un peu plus tôt Hélène Conway-Mouret, précisant que Michel Atangana allait se rendre à l’hôpital du Val de Grâce « pour quelques examens médicaux » dans la journée.

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Atangana a quitté Yaoundé jeudi soir, trois jours après sa remise en liberté suite à un décret signé le 18 février par le président Paul Biya. Il était incarcéré depuis 1997 pour des détournements de fonds publics qu’il a toujours niés.

Sa remise en liberté, qui fait suite à un décret de remises de peines collectives, a mis fin à un long combat pour celui qui a toujours nié les faits dont on l’accuse au Cameroun. Ce décret « ordonne une remise totale de la peine restant à purger » pour les personnes condamnées pour détournement de fonds publics et « dont la détention a été supérieure à 10 ans ».

Titus Edzoa, ancien secrétaire général de la présidence dont Atangana fut le collaborateur, a également été libéré.

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