ACAT – Il y a deux ans, Michel Thierry Atangana retrouvait la liberté. Il attend maintenant que Justice lui soit rendue

1048596Michel Thierry Atangana, citoyen français, est une victime de torture et de détention arbitraire. Il a été détenu dix-sept années au Cameroun, dans une cellule de sept mètres carrés, sans fenêtre, située au sous-sol d’un bâtiment de l’administration publique à Yaoundé, à la suite de deux condamnations iniques.
 
 
Michel Thierry Atangana, citoyen français, est une victime de torture et de détention arbitraire. Il a été détenu dix-sept années au Cameroun, dans une cellule de sept mètres carrés, sans fenêtre, située au sous-sol d’un bâtiment de l’administration publique à Yaoundé, à la suite de deux condamnations iniques. Selon l’ACAT, justice doit être rendue à Michel Thierry Atangana aussi bien au Cameroun qu’en France.
 

Une victime de l’arbitraire, condamnée pour son soutien présumé à un opposant

« Il a passé ses cinq premières années à l’isolement total dans une pièce exiguë sans aération et sans lumière du jour. Cette forme d’isolement sur une durée excessive s’apparente à de la torture »  indique Clément Boursin, responsable Afrique à l’ACAT.

Le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies – dans son avis n°38/2013 adopté le 4 avril 2014 – a indiqué que les conditions de détention de Michel Thierry Atangana étaient inhumaines ; que sa détention était arbitraire et qu’elle relevait d’une succession de très graves violations des normes relatives au droit à un procès équitable où toutes les instances judiciaires mêlées à cette affaire avaient manqué d’impartialité.

Michel Thierry Atangana a été arrêté le 12 mai 1997, sans mandat d’arrêt, puis condamné à deux reprises pour les mêmes faits de « détournement, tentative de détournement de deniers publics et trafic d’influence en coaction » à 15 puis 20 ans de prison, ce qui est contraire au principe internationalement reconnu de ne pas être jugé deux fois pour les mêmes faits.

« Michel Thierry Atangana a fait l’objet d’un acharnement judiciaire. Son tort : avoir été considéré comme un proche d’un opposant politique ayant déclaré sa candidature à l’élection présidentielle de 1997 face à Paul Biya, au pouvoir depuis 1982 » rappelle Clément Boursin.

 

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