2 ans de liberté ! Un anniversaire et un combat qui continue.

Chers Amis,
 
Le 24 février 2014, avec l’intervention de l’ONU, avec la mobilisation de nombreuses ONG, dont Amnesty International, la Fondation Robert F. Kennedy, la RADDHO, Freedom House et avec l’aide du Département d’Etat américain. J’ai retrouvé la liberté. 
 Après 17 années de détention arbitraire au Cameroun, dans une cave de 7 mètres carrés située dans les sous-sols du Ministère de la Défense, je voyais à nouveau le soleil. 

Michel Atangana avec Francois HollandeC’était il y a 2 ans. Je retrouvais les visages de ma famille et de mes amis. Ces visages qui m’avaient tant manqué. Je retrouvais mon pays, la France. Et j’étais reçu à l’Elysée par le Président François HOLLANDE, qui m’assurait de son soutien.

C’était il y a 2 ans. Depuis, je n’ai jamais cessé de me battre. Je vous invite à me rejoindre dans mon combat. Pour ma réhabilitation. Pour que des sanctions soient prises à l’encontre de mes bourreaux. Pour que mes biens me soient restitués. Et contre la détention arbitraire, partout dans le monde.

 
C’était il y a 2 ans. Depuis, dossier a avancé. Mais pas encore assez. Pour moi, mais aussi pour tous les Français qui ont été ou sont encore dans ma situation. On estime que 518 des 2558 français détenus à l’étranger ne bénéficient pas de protection consulaire.

Pour eux, nous avons créé une association, l’Association Atangana contre l’Oppression et l’Arbitraire, qui lutte au quotidien à leurs côtés. Nous allons lancer prochainement, avec le soutien du Député Oliver FALORNI, et de beaucoup d’autres, une initiative parlementaire contre la détention arbitraire. 
 

C’était il y a 2 ans. Depuis, nous ne cessons de progresser. Et aujourd’hui les sentiments qui m’emplissent sont l’espoir et la gratitude. Je remercie tous mes soutiens, et en particulier : Myriam ZAINE, Présidente de l’Association Atangana contre l’Oppression et l’Arbitraire ; Anne SOULELIAC et Valérie AIDENBAUM, mes avocates ; David DERRIEN, Président des Cyberacteurs ; Catherine et René GRALL, des amis chers dont le soutien n’a jamais failli ; Olivier FALORNI, Député de la Charente-Maritime ;  toute l’équipe du Canard Enchaîné ; et bien évidemment William BOURDON, également mon avocat et qui rappelle dans la vidéo ci-dessous le chemin qui reste à parcourir.
 
C’était il y a 2 ans. C’était hier. Je m’en souviendrai comme du premier jour de ma vie. Une nouvelle vie, au service de la lutte contre la détention arbitraire. 

Amitiés et Paix,
Michel Thierry Atangana

 

 

Il faut réhabiliter Michel Thierry Atangana : Interview de William Bourdon