justice

 

Je m’appelle Michel Thierry Atangana, je suis Français et j’ai passé 17 ans emprisonné dans une cellule de 7m2 sans fenêtre dans les sous-sols du Secrétariat d’Etat à la Défense du Cameroun, sans jugement et au secret,  accusé  à tort d’avoir soutenu un opposant au gouvernement, Titus Edzoa, lors de l’élection présidentielle de 1997.

En 1994, je m’expatrie à Yaoundé, après ma nomination par le président Paul Biya comme expert français spécialisé dans les questions de financement de projets économiques. Je deviens alors le représentant au Cameroun d’un important consortium d’investisseurs européens et américains. Notre projet est de construire les infrastructures routières dont le pays a besoin pour son développement. Et dont il a toujours besoin à ce jour. 

Le 12 mai 1997, je suis arrêté par l’armée. Oublié par la France pendant 15 ans, je ne serai libéré qu’en février 2014, suite à la reconnaissance officielle du caractère arbitraire de se détention par l’ONU, qui exige ma libération immédiate. 

A ce jour, je n’ai toujours pas été réhabilité ni indemnisé par le pouvoir camerounais. Aucune sanction n’a été prise contre mes bourreaux. Et je me  bats pour demander justice.

 

AUJOURD’HUI, MON COMBAT CONTINUE.

 
 

 

Je réclame simplement l’application de  l’avis du Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire de l’ONU qui, par sa décision N°38/2013 en date du 13 novembre 2013, a exigé trois points :

  • Ma libération, qui a été effective le 24 février 2014,
  • Des sanctions prises contre les responsables de ma détention,
  • Une indemnisation et la restitution complète de mes biens, dont j’ai été intégralement dépouillé lors de mon arrestation.

 

Depuis mon retour en France, où j’ai été reçu par le Président de la République, François Hollande, je n’ai toujours pas été réhabilité. Je suis toujours coupable aux yeux de la justice camerounaise et de la justice internationale. Mes biens restent confisqués. Mes avoirs sont gelés. Je ne peux pas mener une vie normale. En réalité, je garde toujours un pied en prison. Les sociétés pour lesquelles je travaillais à l’époque n’ont pas non plus été indemnisées. 

Avec le soutien de nombreuses personnalités, je lance l’appel : « Il faut réhabiliter Michel Thierry ATANGANA » afin de mobiliser les autorités françaises et européennes, mais aussi de mettre en lumière mon combat contre la détention arbitraire. Qui est un combat universel. 

 

 

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